Restaurant ImpérialImpérial · 頤香居
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01 · LE MÉTIER

Tout est fait maison

Chaque matin, bien avant l'ouverture, notre brigade de chefs entre en cuisine. Pendant que Brossard et Pointe-Claire dorment encore, la vapeur monte déjà : la pâte des hargao se travaille, les farces se montent, les feuilles de riz se coulent une à une. Tout ce qui figure au menu dim sum est préparé ici, à la main — rien n'arrive congelé d'un fournisseur.

Har gao aux crevettes dans leur panier de bambou, pliés à la main chaque matin

Le dim sum est un art qui se transmet lentement. On compte au moins dix ans de métier avant qu'un chef puisse porter seul la production d'un restaurant : la pâte se juge au toucher, la cuisson à l'oreille, le pli au coup d'œil. C'est un travail physiquement exigeant — debout avant l'aube, les mains dans la farine des heures durant — et il attire de moins en moins la jeune génération.

C'est précisément pour cela que nous y tenons. Chaque panier qui arrive à votre table porte des années de gestes répétés, corrigés, transmis. Quand vous croquez dans un hargao dont la pâte translucide tient sans se déchirer, vous goûtez ce savoir-faire — celui d'un métier que nous refusons de laisser disparaître.

Le dim sum est servi tous les jours, de 10 h à 15 h, aux deux succursales.